22 Déc

Mes conseils « toltèques » pour des vacances sereines

Avant même que Noël 2018 ait pointé le bout de son nez il est l’heure de prendre une bonne résolution : pas de rumination pendant les congés de Noël et Saint Sylvestre ! Voici quelques conseils pour y parvenir…
Les situations de conflit génèrent pour chacun d’entre nous des pensées négatives qui tournent en boucle dans nos têtes dans la journée mais aussi le soir et donnent naissance à des émotions négatives qui enclenchent le cercle vicieux des ruminations.


Sur l’air de : « Je n’aurais pas dû…, Je suis incapable de…, Ça ne va jamais s’arranger…, Pourquoi c’est toujours sur moi que cela tombe ? … », on se sent pris dans une spirale infernale dans laquelle on joue et on rejoue chaque situation avec une analyse ou une conclusion négatives. La radio mentale négative va se faire entendre en continu, produisant baisse d’estime de soi, perte de sommeil, anxiété voire dépression.
On parle même de distorsion cognitive qui nous amène alors à évaluer toutes les situations et les relations à partir de ce filtre erroné de pensées et d’émotions négatives. Ruminer est une activité mentale aussi douloureuse qu’inutile, car nous savons tous ce que la peur n’évite pas le danger. En clair, ce n’est pas notre inquiétude qui changera quelque chose à la situation. Au contraire… Il ne s’agit pas bien sûr de diaboliser la tristesse, des accès de colère ou encore de nier la réalité et l’impact des conflits sur notre moral.

Pour nous aider à sortir de la spirale négative, je voudrais vous parler d’un livre devenu culte, « Les Quatre Accords toltèques » (titre original, The Four Agreements), du chaman mexicain Miguel Ruiz. Il énonce quatre règles de vie à appliquer en échange d’une promesse « de liberté, de bonheur et d’amour » ; des principes à suivre dans la vie de tous les jours.

Premier principe : ayez une parole impeccable.
Le premier accord Toltèque nous fait prendre conscience du pouvoir des mots sur autrui. Les mots que vous prononcez ont un impact négatif ou positif. Il se peut que dans les disputes et les conflits vous ayez employé des mots négatifs, consciemment ou sans le vouloir. Les mots positifs nous font du bien à nous et à notre interlocuteur. Comment s’y prendre ? En cultivant la modération dans ses propos : ne pas en dire trop, ni trop vite. Et, d’après le chaman Miguel Ruiz, cela commence dans le discours que l’on se tient à soi-même : « La clé, c’est l’attention à notre discours intérieur », renchérit Thierry Cros, coach. Les critiques et les jugements que nous cultivons sur autrui, mais aussi les sempiternels « Je suis nul », « Je suis incapable » ou « Je ne suis pas beau » que nous entretenons à notre sujet sont des paroles négatives qui polluent notre mental.…Quand vous le pourrez, retournez voir la personne avec laquelle vous êtes en conflit et utilisez des mots positifs pour qualifier ses intentions en évitant la polémique. Vous verrez que cela va ouvrir espace d’écoute et de dialogue.

Deuxième principe : n’en faites pas une affaire personnelle
Ce que les autres disent et font n’est qu’une projection de leur propre réalité. Il est fort probable que les conflits dans lesquels vous êtes parfois englués ont été provoqués par la réactivité d’autrui. En effet, les événements qui surviennent ne sont pas toujours des réponses à notre comportement… Ces personnes qui vous ont agressé ou provoqué ont probablement des soucis dans leur vie. Mais c’est leur affaire. Vous n’êtes pour rien dans ce qui leur arrive. Ne rentrez pas dans la dispute… Prenez du recul et réfléchissez avant de répondre ou d’agir. Surtout n’en faites pas une affaire personnelle… Ne soyez pas une éponge qui se remplit des émotions négatives des autres… Restez étanche. La personne finira par se calmer.

Troisième principe : ne faites pas de supposition
D’expérience de médiateur, dans les conflits qui nous occupent tant, les suppositions que nous faisons sur les intentions de l’autre sont fausses dans 99 % des cas !
Se perdre dans des suppositions négatives est inutile, et vous rend aveugle par rapport à ce qui se passe vraiment. Cessez vos suppositions, mais écoutez, observez ce qui se passe et posez des questions. Vérifiez que la réponse n’a pas grand-chose à voir avec ce que vous avez supposé.
Ayez le courage d’exprimer vos vrais désirs. Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames.
Encore une fois lâchez prise, ne vous perdez pas en conjectures, et surtout n’agissez jamais en vous basant sur vos suppositions. Cela ne fait que faire grandir le conflit.

Quatrième principe : faites toujours de votre mieux.
Personne n’est parfait, ni vous ni l’autre ! La personne avec laquelle vous êtes en conflit est aussi contrariée que vous probablement (là encore, à la lumière des dizaines de médiation que j’ai pu mener…). Soyez à la recherche du meilleur pour vous-même. Quelles que soient les circonstances, faites simplement de votre mieux et vous éviterez de vous juger. Chercher à toujours faire ce qui est mieux, trouvez un moyen pour toujours avancer et donner le meilleur de vous-même. Pour le reste, soyez optimiste, tout finit toujours par s’arranger !

 

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